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Chaleur et ozone, un cocktail redoutable

Home careLe 15 mai marque le coup d’envoi du Plan « vague de chaleur et pics d’ozone ». Il durera jusqu’au 30 septembre. De près ou de loin, chaque Wallon est concerné.

Dans des circonstances normales, notre corps se refroidit par la transpiration notamment. Mais, dans le cas d’une chaleur importante et prolongée, la « machine » s’essouffle. La transpiration ne parvient plus, alors, à maintenir notre organisme en équilibre. En août 2003 et, dans une moindre mesure pendant l’été 2006, cette réalité s’est brutalement rappelée à plusieurs régions d’Europe, confrontées à une vague de chaleur exceptionnelle. Des centaines de personnes, y compris en Belgique, ont du être hospitalisées en urgence à la suite de plusieurs longues journées de canicule.

Depuis lors, les autorités ont pris le taureau par les cornes pour éviter une telle situation. Dès le 15 mai, chaque année, la Wallonie entre automatiquement dans un régime de « vigilance ». Cela signifie qu’un rappel général est lancé à la population, via les médias, sur les risques pour la santé du duo chaleur + ozone. L’ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires. Il se forme à partir d’autres polluants, oxydes d’azote et composés organiques volatils en période estivale lors de journées chaudes et ensoleillées.

Lorsque les  températures (maximales et minimales) atteignent certaines valeurs ou lorsque les concentrations d’ozone dépassent certains seuils, c’est la phase 2, dite d’«avertissement », qui se déclenche. Services d’urgence, maisons de repos, cliniques et hôpitaux… : tous ces établissements se placent en branle-bas de combat. 

Et nous, à qui et à quoi prêter attention ?

Les enfants et les personnes âgées sont les plus fragiles. Les enfants, parce que leurs réserves de liquide sont moindres que celles des adultes.  Les personnes âgées, parce qu’elles ressentent moins la chaleur environnante, notamment en raison du fonctionnement amoindri de leurs glandes sudoripares. Les symptômes à prendre en considération sont très variés : insolation (maux de tête, nausées, etc.), crampes de chaleur (surtout à l’abdomen), épuisement général… L’ozone entraîne des troubles spécifiques : irritation des yeux, mal de gorge ou de tête et difficultés à respirer. Attention : même les personnes en bonne santé peuvent présenter ces symptômes.

plan pic de pollution ozone et vague de chaleur wallonie.jpgQue faire préventivement pendant la vague de chaleur ?

Limiter les activités physiques et sportives; boire beaucoup d’eau avant même de ressentir la soif ; rester si possible à l’intérieur (où l’ozone est moins présent qu’à l’extérieur) entre 12h00 et 22h00. Les concentrations maximales d’ozone sont généralement observées en fin de journée. En cas de problème : ne pas hésiter à appeler un médecin ou le service d’urgence car les «coups de chaleur» (état mental inhabituel, peau rouge et sèche) peuvent être mortels ! Surtout, il est demandé à chacun de prêter une attention spécifique aux personnes qui sont peu reliées socialement : les sans abri, les personnes isolées, les malades, etc.

Jusqu’à présent, jamais la phase 3, dite d’«alerte», n’a du être déclenchée en Belgique. Croisons les doigts car on verrait alors d’autres types de mesures, draconiennes, entrer en vigueur  comme par exemple l’annulation d’événements sportifs.

S’inscrire au service gratuit d’information par SMS pour être prévenu en cas de risque de pic d’ozone.

 

Pour en savoir plus sur :

L’ozone et la santé

Le plan « vague de chaleur et pics d’ozone »

Brochure "Ozone et vague de chaleur, soyons solidaires"

Les fiches de recommendations à destination des professionnels (acteurs de la santé et du social)

Le  plan « vague de chaleur et pics d’ozone » fête ses 10 ans: Lire le rapport scientifique de la surveillance environnement et santé après 10 ans d'application du plan ozone et vague de chaleur en Belgique