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Une Semaine sans pesticides : 10 jours pour casser les vieux réflexes

cute little boy watering flowers watering canDu 20 au 30 mars, près de 150 activités intérieures ou extérieures sont prévues pour aider la population à diminuer l’utilisation des pesticides à l’intérieur ou au jardin. Un échange d’expériences qui s’annonce passionnant.

Les pesticides ne sont pas un cadeau pour l’environnement, ni pour la santé. Bien sûr, ils rendent des services à la collectivité, principalement aux agriculteurs et aux horticulteurs, en protégeant les cultures contre les parasites et les ravageurs. Mais ils ont aussi des effets pervers sur la santé, de mieux en mieux connus. On les soupçonne fortement de jouer un rôle néfaste dans le développement de plusieurs maladies professionnelles chez les agriculteurs, parmi lesquelles la maladie de Parkinson et certains cancers. Et ce n’est pas tout : plus on avance dans les recherches, plus on se rend compte qu’ils pourraient avoir des effets sur la population générale. Par exemple  sur les femmes enceintes et les jeunes enfants vivant à proximité des zones agricoles (Lire «Risques : les agriculteurs et les femmes aux premières loges»); voire sur la population en général lorsqu’elle est exposée à long terme à des doses très réduites via son alimentation ou son style de vie (Lire : «Alzheimer, un pesticide mis en cause »).

Incriminer l’agriculture, c’est une chose. Se remettre en question, en tant que consommateurs, c’en est une autre. La Semaine sans pesticides, qui se déroule du 20 au 30 mars, poursuit cet objectif en tentant de nous faire casser nos vieux réflexes de consommateur et de jardinier. Savez-vous que les principaux pesticides contrôlés lors de la potabilisation de l’eau en Wallonie sont des herbicides à usage… domestique? Et qu’en ville, jusqu’à 40% de l’herbicide utilisé par les propriétaires de jardin ou les gestionnaires d’espaces verts peut être entraîné jusqu’aux nappes souterraines par le ruissellement, sans atteindre la cible ? Or les alternatives aux produits chimiques existent ! Il s’agit des produits naturels, plus respectueux de l’environnement et moins toxiques, d’ores et déjà vendus dans certains commerces. Il s’agit, surtout, de pratiques préventives et plus réfléchies, qui empêchent l’arrivée des hôtes indésirables : insectes, champignons ou plantes adventices  dites « mauvaises » herbes. (Lire : « Quelles alternatives aux pesticides? »)

Organisée par la Wallonie et la Région bruxelloise avec le concours de deux associations (Adalia et Natagora), la Semaine sans pesticides met en présence les gens qui pratiquent déjà avec succès ces alternatives et ceux qui sont prêts à s’y intéresser, sans savoir comment. Une multitude d’activités et de rencontres sur le terrain est prévue. Consultez le programme complet sur www.semainesanspesticides.be ou contactez Adalia au 04/250 95 82.

 

  • En savoir plus sur les pesticides et la santé :

Environnement intérieur et pesticides

Environnement extérieur et pesticides

 

Le Programme wallon de réduction des pesticides

pesticides ext.jpgPour mieux réguler l’usage des pesticides, l’Union européenne a adopté en 2009 la Directive 2009/128/CE  définissant un cadre communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le  développement durable.

Un des volets concrets de cette directive est la réalisation, dans chaque Etat-membre, d’un plan d’action  national baptisé, en Belgique, NAPAN (Nationaal Actie Plan d’Action National).

Le Programme wallon de réduction des pesticides (PWRP) constitue la partie wallonne de ce NAPAN qui  contiendra également trois autres volets : fédéral, flamand et bruxellois. Ce programme sera réexaminé tous les 5 ans.

Il reprend les mesures qui permettront d’atteindre les objectifs de réduction des risques liés aux  pesticides définis par la directive. La mise en œuvre de ce programme se traduira notamment par une  gestion des espaces publics sans produits phytopharmaceutiques, par le renforcement  de la protection des eaux de surface et souterraines contre la contamination par les pesticides, par  une protection spécifique des publics les plus vulnérables aux pesticides (enfants, femmes enceintes, malades, personnes âgées), etc.

 

  • Lire aussi 

La Wallonie… en route vers le « Zéro Phyto » !

Programme wallon de réduction des pesticides