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Mauvaises herbes : stop aux herbicides !

Fotolia_67503933_S_250_Txt.jpgA partir du 1er septembre 2014, le recours aux produits chimiques pour se débarrasser des « mauvaises herbes » est partiellement interdit. Il en va de notre santé et de la qualité de l'environnement.

 

Mauvaise herbe… Un mot qui ne plaît pas toujours aux botanistes. Ils considèrent ces végétaux comme des pièces indispensables au grand puzzle de la biodiversité. A protéger, donc ! Mais le jardinier ou l'amateur de potager, lui, s'en passerait bien volontiers car ces plantes dites « adventices » font parfois tache dans son gravier, sa pelouse ou son jardin. Le législateur, en tout cas, a tranché. Dans le but de mieux préserver l'environnement, il a interdit, à partir du 1er septembre 2014, l'usage de tout pesticide dans deux situations qui concernent directement les particuliers.

 

 

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Moins d'herbicides sur les trottoirs

Ainsi, si vous possédez une surface imperméable ou peu perméable aménagée (ce qu’on appelle un « terrain revêtu non cultivable ») (ex. : pavés, « klinkers », tarmac, terrasse, graviers, dolomies,  etc.) munie d'un système de collecte des eaux (grille, avaloir, rigole destinée à accueillir un filet d'eau, etc.), toute utilisation de pesticide (herbicides mais aussi insecticides, fongicides, ...) y est dorénavant bannie. La même interdiction frappe toute pente imperméable ou peu perméable orientée vers un trottoir ou une voirie équipé(e) d'un avaloir, d'une grille, d'une rigole, etc. En outre, une zone tampon d'un mètre par rapport à ces surfaces revêtues non cultivables doit rester indemne de tout pesticide.

 

Cette  disposition visant un public le plus large possible fait suite à une mesure équivalente, entrée en vigueur dès le 1er juin 2014 pour les gestionnaires d’espaces publics.

 

 

Les alternatives : un « plus » pour chacun

Fotolia_42920862_XS_250_Txt.jpgCes dispositions peuvent paraître sévères ou intrusives. Il ne s'agit, pourtant, que d'inciter les particuliers à faire des gestes concrets, exactement comme le font déjà les agriculteurs et les gestionnaires d'espaces publics. Les uns et les autres sont de plus en plus obligés de respecter un nombre croissant de mesures de précaution tant pour l'environnement que pour la santé. Trop de particuliers, de leur côté, continuent à utiliser des herbicides ou des insecticides sans masque ni vêtements de protection, pourtant indispensables. En outre, certains de ces produits, difficilement dégradables, persistent très longtemps dans l'environnement, perturbent la faune et la flore et contaminent les eaux brutes destinées à devenir la future « eau du robinet » (ceci entraîne des traitements très coûteux pour extraire ces résidus des eaux potables).

Dans ce type d'endroits, il faut donc dorénavant se débarrasser des mauvaises herbes avec un peu plus d'imagination qu'autrefois. Les alternatives aux pesticides sont à découvrir sur www.adalia.be. Le programme complet de réduction des pesticides en Wallonie (PWRP) ainsi que beaucoup d’autres informations utiles peuvent être consultés sur le portail agriculture.

En savoir plus sur les pesticides et la santé :

Environnement intérieur et pesticides

Environnement extérieur et pesticides