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Trente ans déjà que l’on se bat pour la couche d’ozone.

Date: 23/08/2017 14:14

La lutte contre la pollution environnementale ne date pas d’hier.  Trente ans déjà que l’on se bat pour la couche d’ozone.

L’ozone (O3), est un gaz présent naturellement dans l’atmosphère, notamment au niveau de la stratosphère (la couche de l’atmosphère comprise entre 15 et 30 km au-dessus de la surface terrestre). Au niveau stratosphérique, l’ozone joue un rôle primordial en bloquant une grande partie des rayons UV provenant soleil. Ces rayons sont nécessaires en petites quantités (production naturelle de la vitamine D). Mais ils restent nocifs pour les êtres humains en grandes quantités car ils participent, par exemple, au développement de cancers comme celui de la peau.

Il y a plus de 30 ans, les chercheurs se sont rendu compte que des substances chimiques utilisées dans l’industrie et libérées dans l’atmosphère, atteignaient la stratosphère où elles détruisaient l’ozone formant ainsi un trou dans cette couche de protection de la terre.

La diminution voire la disparition (à certains endroits) de la couche d’ozone représente donc un risque important pour la santé publique.

Il convient toutefois de ne pas confondre l’ozone stratosphérique avec celui présent dans l’air troposphérique. La troposphère est une autre couche de l’atmosphère, plus proche de la surface de la terre. Dans cette couche, l’ozone y est produit notamment par la présence de dioxyde d’azote (NO2) généré par la pollution liée aux gaz d’échappement et aux fumées de combustion. C’est ce processus qui crée des pics d’ozone dont nous souffrons en hiver. L’ozone présent dans la troposphère est nocif pour la santé car nous le respirons et il s’attaque à nos poumons.

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C’est le 22 mars 1985 que fut adopté le protocole de Montréal engageant tous les pays du monde dans la lutte pour réduire et, à terme, éliminer complètement les substances chimiques qui réduisent la couche d’ozone.

C’était il y a trente ans déjà.

 

 

Et aujourd’hui, qu’en est-il ?

environnement-sante-trente-ans-protocole-montreal-ozone.jpgDepuis lors, de nombreuses substances chimiques comme les CFCs ont été interdites. Ces interdictions ont permis de ralentir puis stopper l’agrandissement du trou dans la couche d’ozone qui présente aujourd’hui la même taille qu’en 2000.

En 2016, une chercheuse a même annoncé avoir vu apparaître les premiers signes d’une reconstitution de la couche au-dessus de l’Antarctique.

La partie n’est pour autant pas gagnée et les recherches continuent. D’autres menaces ont été découvertes. En effet des substances non reprises dans le Protocole de Montréal, tels que dichloromethane (utilisé dans des biocides, des détergents, des cosmétiques,…) ou le 1,2-dichloroethane (utilisé dans la fabrication des PVC) peuvent participer à la destruction de la couche d’ozone.

Trente ans après, la lutte contre la diminution de la couche d’ozone reste d’une importance capitale et la guerre n’est pas encore gagnée. De nombreux efforts restent à fournir, même si la situation aurait été bien pire sans le Protocole de Montréal.

 

Pour plus d’informations :

Lire l’information de l’IRM sur la couche d’ozone

Lire l’article (en anglais) « Thirty Years After Montréal Pact, Solving the Ozone Problem Remains Elusive » de Yale Environment 360.

 

Suggestion d’articles :

Ennemi public numéro 2 : l’ozone

Ennemi public numéro 1 : les particules fines

L’utilisation du glyphosate interdite pour les particuliers en Wallonie à partir du 1er juin

 

 

Crédits photos : pixabay.com

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