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Maladie de Charcot : les pesticides comme facteur de risque

Date: 19/07/2016 11:57

Peut-être vous souvenez-vous de l’ « Ice bucket challenge » qui a fait fureur sur les réseaux sociaux et dans les médias durant l’été 2014 ? Un challenge consistant à se verser sur la tête un seau d’eau glacée et ensuite de défier une autre personne à faire de même.

Juste un défi ? Une façon de créer le buzz ? Pas vraiment ! Les personnalités et célébrités se sont succédées pour relever le défi. L’objectif était d’attirer l’attention sur une maladie appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot.

C’est une maladie neurodégénérative affectant les neurones moteurs centraux et périphériques. Elle entraine la paralysie progressive des muscles, jusqu’aux muscles de la respiration et au muscle cardiaque.

Dans le monde, 6 personnes sur 100.000 sont touchées, 1.000 personnes en Belgique.

A l’heure actuelle, aucun traitement efficace n’existe, ce qui rend la maladie fatale, avec une espérance de vie entre 2 et 5 ans après le diagnostic.

Seuls 5 à 10 % des cas de SLA seraient d’origine héréditaire, un parent développant également la maladie. Dès lors, les chercheurs se sont penchés sur l’influence éventuelle de l’environnement

Ces dernières années, les études se sont ainsi multipliées pour tenter de déterminer les éléments environnementaux susceptibles de jouer un rôle dans la survenue de cette maladie.Fotolia_86477529_S_txt_97px.jpg Une équipe italienne s’est notamment penchée sur l’influence de métaux lourds, de champs électromagnétiques, de chocs électriques, de pesticides, de neurotoxine alimentaire et de l’activité physique importante chez certains sportifs de haut niveau (football et rugby).

Parmi tous les facteurs étudiés, il n’est apparu d’association qu’avec les pesticides mais sans établir de causalité.  Les pesticides sont également suspectés d’intervenir dans le développement d’autres maladies neurologiques, notamment Alzheimer et Parkinson.

La plupart des facteurs environnementaux étudiés à ce jour n’ont démontré qu’une influence réduite, voire nulle. D’autres études doivent être menées pour mieux appréhender les mécanismes impliqués.

Par contre, la recherche génétique découvre de plus en plus de gènes intervenant dans les cas de SLA familiale et chez un nombre de plus en plus important de patients sans facteurs héréditaires.

 

Pour plus d’informations 

Visiter le site de la Ligue SLA Belgique asbl

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