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Perturbateurs endocriniens : faut-il paniquer ?

homme masqué dans des bouteilles

Les perturbateurs endocriniens (PE), majoritairement issus du développement extraordinaire de la chimie industrielle de ces dernières décennies, se sont progressivement insinués partout dans notre environnement. Nous en mangeons, buvons et respirons tous les jours, probablement à des doses très réduites, mais pas forcément insignifiantes.

 

Dès les années soixante, une poignée de scientifiques avait soupçonné leurs effets néfastes sur l'environnement. Soupçonner n'était pas encore prouver... Aujourd'hui, près d'un demi-siècle plus tard, il semble préférable de s'en protéger au maximum chaque fois que c'est possible.

Les connaissances scientifiques ont fait d'énormes progrès en cette matière, au point de découvrir que ces substances toxiques n'agissent pas nécessairement sur nos organismes comme des polluants classiques et qu'ils mettent en branle d’autres mécanismes.

Elles ont également fourni une liste de maladies ou de symptômes dans lesquels les PE jouent ou pourraient jouer un rôle non négligeable: depuis certaines malformations sexuelles jusqu'à certains cancers, en passant par l'obésité, l’asthme, les troubles de la concentration, etc.

 

Même si elles sont encore partielles et soumises à discussion, ces découvertes ont poussé les autorités politiques à adopter de premières mesures de protection, non seulement à l'égard des gens qui travaillent dans un contexte industriel, mais également à l'égard de la population générale, particulièrement les enfants et les femmes enceintes, personnes plus vulnérables.

Voilà pourquoi nous avons probablement tous entendu parler, ces dernières années, d’une molécule notamment utilisée dans les plastiques, le Bisphénol A, qui n'est pourtant qu'un seul des nombreux PE présents autour de nous.

Faut-il s'inquiéter de cette omniprésence? Oui et non. Ces agents sont certes nombreux, peu connus et agissent souvent masqués. Mais leurs impacts sur notre santé sont à relativiser par rapport à d'autres produits plus connus ou à des comportements, sur lesquels nous avons la maîtrise: le manque d'exercice physique, le tabagisme, un régime alimentaire déséquilibré, la consommation d'alcool, etc. Bref, pas de panique, mais autant nous informer en gardant la tête froide.