Portail Environnement-Santé


Radon, CO et… tabac : gare aux tueurs en série !

intoxication au monoxyde de carbone: préventionCertaines formes de pollution intérieure sont très bien connues. Mieux vaut les identifier rapidement chez soi, car elles peuvent s’avérer franchement dangereuses. 

Sur le plan du coût collectif, la pollution intérieure n’a rien d’une partie de rigolade.

En France, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a estimé le coût annuel de ces nuisances à une somme allant de 12 à 38 milliards d’euros !

On pourrait s’étonner d’une si grande « fourchette » entre les deux montants.

Elle s’explique par le fait que la plupart des pathologies liées à l’air intérieur peuvent trouver leur origine partiellement dans d’autres facteurs.

Les experts parlent de « multifactorialité ».

 

Il est vrai que ces chiffres, impressionnants, tiennent compte de polluants très sévères comme le plomb, l’amiante, le monoxyde de carbone (CO), le radon et même le tabac !

 

Le plomb - mieux vaut le rappeler - est une menace très sérieuse pour les enfants.

Particulièrement dans les vieilles habitations, où les résidus de peinture séchée peuvent être facilement ingérés par les chérubins jouant à quatre pattes.

 

Si l’amiante, dorénavant interdit, est normalement sous contrôle, certains experts recommandent de se méfier des fibres de laine de roche ou de verre particulièrement durant les travaux de rénovation.

 

Le monoxyde de carbone est quant à lui considéré comme un tueur.

Il est responsable de 40 à  50 décès par an en Belgique!

Libéré par les installations de chauffage déficientes, il est capable d’intoxiquer les enfants comme les adultes en quelques minutes. Jusqu’à la mort !

 

Quant au radon, ce gaz naturellement présent dans la roche de certains endroits de Wallonie (nullement cantonné à l’Ardenne ou à la vallée de la Dyle comme on l’a longtemps cru), il est vivement recommandé de le dépister.

Ce gaz radioactif est capable de remonter du sous-sol jusque dans les pièces de vie des constructions.

Il est responsable, en Belgique, de 700 décès annuels par cancer du poumon.