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Légionellose: Chaleur et microgouttes

légionelles.jpgIl faut plusieurs conditions pour contracter la légionellose.

Parmi elles, la présence d’eaux stagnantes et une température élevée.

Un tel milieu favorise en effet la prolifération de la bactérie Legionella pneumophila.

Mais, pour être vraiment dangereuse pour l’homme, encore faut-il qu’elle soit inhalée.

 

L’agent infectieux de la légionellose est une bactérie, dont il existe en réalité 53 espèces connues à ce jour.

En Occident, celle qui est le plus souvent mise en cause dans les pathologies humaines est Legionella pneumophila.

Cette dernière adore les eaux dont la température oscille entre 25 et 45 °C. Les spécialistes parlent de l’«optimum thermique » .

Dans ces conditions, les légionelles pullulent littéralement.

 

Mais, pour cela, il faut aussi que les bactéries y trouvent nutriments et protection. 

C’est pourquoi la bactérie affectionne particulièrement le biofilm (mélange de bactéries, virus, microalgues et autres unicellulaires).

Ce biofilm est favorisé par la présence de dépôts de tartre et de produits de corrosion sur la paroi des circuits d’eau.

Pour peu qu’il soit muni d’une installation de chauffage, de climatisation ou d’humidification, tout circuit d’eau dans un immeuble - y compris privé - est susceptible d’en abriter.

Pour que la bactérie entraîne la maladie, elle doit être répandue sous la forme d’aérosols (de minuscules gouttelettes d’eau) qui sont ensuite inhalés (douche, climatisation).

Dans la majorité des cas, elles sont rejetées par les cils vibratiles situés dans les voies aériennes supérieures.

Mais, parfois, ce n’est pas le cas. Elles pénètrent alors dans les alvéoles et déclenchent la maladie.