Portail Environnement-Santé


Les antennes GSM : dangereuses?

Antenne gsm.jpgL’installation d’une antenne relais de téléphonie mobile crée parfois l’émoi dans les quartiers d’habitation.

Ce type de dispositif entraîne néanmoins, pour les occupants des lieux, une exposition aux ondes nettement moindre que lorsqu’ils utilisent leur GSM.

Pour en avoir le cœur net, les riverains des sites d'antennes et les communes peuvent avoir recours aux services de l’ISSeP.

 

Il est possible assez aisément de connaître l’emplacement exact des antennes relais disposées près de chez soi.

Pour cela, il suffit de consulter le site Géoportail de la Wallonie.

 

D’une manière générale, les antennes de téléphonie mobile exposent la population à des intensités trop faibles pour entraîner des effets thermiques.

Quant aux effets non thermiques et aux symptômes de l’hypersensibilité électromagnétique (Lire « effets thermiques et non thermiques » et « le mystère de l’hypersensibilité électromagnétique »), ils restent extrêmement controversés.

 

En Wallonie, les riverains d'antennes peuvent demander à l’Institut scientifique de service public (ISSeP)  d’effectuer des mesures d’intensité du rayonnement électromagnétique.

Ces mesures de l’ISSeP ne sont réalisées qu’à certaines conditions, relatives notamment au type d’appareil visé, et ne concernent pas les réseaux de transport et de distribution d’électricité.

La demande peut-être introduite en composant le Numéro Vert de la Wallonie, le 1718. Dans le menu, vous devez suivre la possibilité relative aux « Atteintes à l’environnent ou à la nature en lien avec le call Center SOS Environnement-Nature ».

 

En outre, les communes ont la possibilité de faire réaliser[1],par un organisme agréé par la Région et au frais de l’exploitant, des mesures in situ afin de contrôler qu’une installation située sur leur territoire respecte la législation en matière d’émission de rayonnements électromagnétiques.

Contrairement à ce que l’on pense souvent, les antennes-relais de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques peu significative. Elle est, en effet, 1000 à 100.000 fois plus faible que celle liée à l’usage d’un téléphone portable.

 

Les antennes relais émettent un faisceau de radiofréquence assez étroit, situé dans un plan presque parallèle au sol.

De ce fait, le champ électromagnétique observé dans  l’environnement direct de l’antenne est très faible au niveau du sol.

Il en résulte que tout bâtiment situé sous l’antenne ou à proximité immédiate du pied d’un pylône n’est normalement pas affecté – ou d’une façon très marginale – par le rayonnement.

A l’inverse, un bâtiment situé à  plusieurs centaines de mètres peut être davantage exposé aux ondes radio.

 

Toutefois, la distance par rapport au pylône ou au bâtiment porteur n’est pas le seul indicateur de l’exposition.

Celle-ci est fortement influencée par l’orientation des antennes et leur hauteur par rapport aux bâtiments alentour ; et, dans une moindre mesure, par la multiplication des antennes sur un même support.

Elle peut aussi être influencée par la présence d’émetteurs radio et TV sensiblement éloignés.

C’est la raison pour laquelle, en Wallonie notamment, les normes en vigueur ont prévu un facteur de sécurité supplémentaire par rapport aux prescriptions internationales.

Malgré cette précaution, certaines associations jugent l’exposition globale aux ondes encore trop importante (Lire GSM, Wi-Fi : où est le vrai risque ?).

Avec l’arrivée récente de la génération « 4 G » des appareils portables (et, plus tard, de la « 5 G »), nul doute que ce débat aura encore l’occasion de se raviver.

 

La prudence recommande d’éviter l’utilisation du GSM dans les zones où la réception est mauvaise (parking souterrains non équipés de répéteurs par exemple…).

 

A souligner aussi que l’implantation d’antennes-relais loin de toute zone habitée crée, artificiellement, ce type de conditions défavorables.

De telles règles conduisent à une augmentation de l’exposition due au GSM et ont globalement un effet opposé à celui recherché puisque la réduction de l’exposition due à l’éloignement de l’antenne-relais est très largement compensée par celle subie lors de l’utilisation du GSM dans de mauvaises conditions…

 

Pour en savoir plus:

 


[1] Article 99 du décret-programme du 22 juillet 2010 portant des mesures diverses en matière de bonne gouvernance, de simplification administrative, d’énergie, de logement, de fiscalité, d’emploi, de politique aéroportuaire, d’économie, d’environnement, d’aménagement du territoire, de pouvoirs locaux et de ruralité - Section 5 – Modifications apportées au décret du 3 avril 2009 relatif à la protection contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués par les rayonnements non ionisants générés par des antennes émettrices stationnaires - M.B. du 20/08/2010