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Cancer : le mot qui effraie

IRM du cerveauLes cancers ont beau être diagnostiqués de plus en plus tôt et être de mieux en mieux soignés, ils continuent à faire peur. Certaines formes de cancers sont imputables aux facteurs environnementaux.

 

 L’impact d’un environnement dégradé sur l’origine des cancers fait l'objet de controverses. Entre 5 à… 80 % des cas seraient imputables à des facteurs environnementaux, selon la définition qu’on leur donne! Ainsi, à l'exclusion du tabac, de l’alcool et de l’alimentation, 20 % des cancers seraient liés à l’environnement. Inquiétant, certes mais à relativiser dès lors que leur développement peut-être limité par la prévention.

 

Si d’autres facteurs peuvent intervenir, certaines formes de cancer sont clairement imputables à des conditions environnementales négatives.

  • Ainsi, l’exposition excessive au rayonnement solaire est le facteur prépondérant du cancer de la peau. Son incidence tend à augmenter du fait que l’ozone de haute altitude nous protège moins qu’autrefois des rayonnements ultraviolets.
  • De même, l’exposition au radon, un gaz radioactif issu du sous-sol  et des roches de certaines régions et, accroît le risque de développer un cancer du poumon. Au moins 700 personnes  en seraient victimes chaque année en Belgique.
  • Plus clairement encore, l’inhalation de fibres d’amiante est un facteur décisif dans la genèse du mésothéliome (cancer de la plèvre). Cette forme de cancer très agressive tue chaque année en Belgique.

 

Au-delà de ces exemples, il n’est pas toujours aisé de savoir si un agent polluant peut être considéré comme responsable d’une maladie. Pour aider à y voir clair, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a établi une grille subdivisée en cinq catégories, destinée à classer les agents cancérogènes en fonction de la fiabilité et de l’abondance des preuves scientifiques publiées dans la littérature spécialisée.

  • La première catégorie (catégorie 1) reprend les facteurs cancérogènes avérés pour l’homme, c’est-à-dire scientifiquement démontrés. C’est le cas de l’amiante, par exemple, ou de certains rayonnements ionisants.
  • La deuxième catégorie (catégorie 2A) liste les facteurs probablement cancérogènes, soit pour lesquels on dispose de preuves solides établissant la cancérogénicité chez l’animal ; par extrapolation, on estime que l’homme est probablement concerné lui aussi. Les gaz d’échappement issus des moteurs diesels, le formaldéhyde (un produit chimique utilisé notamment dans certains meubles en bois), les rayons ultraviolets, etc.
  • La troisième catégorie (catégorie 2B) énumère une série d’agents pour lesquels des constats de cancérogénicité considérés comme crédibles chez l’homme existent, mais dont on ne peut totalement exclure d’autres explications. C’est le cas, par exemple, des gaz d’échappement des moteurs à essence, des champs magnétiques et électriques de fréquence extrêmement basse, etc. Dans ce cas, il s'agit d’agents « peut-être cancérogènes » pour l’homme. A l’heure actuelle, plus de 400 substances retrouvées dans l’environnement sont déjà classées comme cancérogènes certains ou probables. Certaines pourraient être mises en cause dans au moins huit types de cancer : sein, poumon, thyroïde, testicule, sang (hémopathies malignes), plèvre (mésothéliome), cerveau et cancers de l’enfant.

Le site du CIRC vous en dit plus sur les catégories des agents cancérogènes dont les deux autres que nous n'avons pas développé ici.